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Etre femme aujourd’hui : face à la maternité



La journée mondiale de l’avortement à lieu le 28 septembre, l’occasion de revenir sur un combat mené par des femmes en quête d’une société plus juste. 


Il n’y a pas moins d’un siècle, en France, la contraception n’existait pas et l’avortement n’était pas aussi développé qu’aujourd’hui. Le podcast “La Voix des aînés” donne la parole à des femmes qui avaient plus de 50ans lorsque le droit à l’avortement a été déclaré en France. Elles nous racontent alors des histoires d'une société presque oubliée. Lorsqu’une femme faisait un enfant sans être mariée, seule la femme était fautive et devait garder l’enfant ou le faire adopter. L’homme n’était pas embêté et, marier la femme qu’il avait mise enceinte, était considéré comme une “bonne action” puisqu’il permettait à la femme et l’enfant de redorer leur statut social. De plus, si l’avortement existait déjà, la décision était sous la responsabilité du mari. La femme n’avait aucun pouvoir sur sa grossesse. 

Aujourd’hui, en France, la femme a la chance d’avoir des moyens contraceptifs ou recours à l’avortement. Elle a le droit de disposer de son corps comme elle l’entend et d’avoir un enfant ou non. Enfin, en théorie …


Parce que bien que l’avortement et la contraception soient répandus en France, lorsqu’une femme passe un certain âge, on ne manque pas de lui rappeler qu’il faudrait penser à se marier ou avoir des enfants.


Ah la fameuse pression de la trentaine où l’on vous rappel sans cesse qu’il faut trouver un mari et faire des enfants! Ça vous parle? Si oui, c’est que vous êtes forcément passés par là. 


La société met cette pression sur les femmes comme si le choix de rencontrer quelqu’un ou d’avoir les enfants ne dépendait que d’elles. Ce n’est pas nouveau si je vous dis que la société française reste une société à dominante patriarcale. Et, dans l’esprit populaire, la décision d’avoir un enfant, reste une décision prise exclusivement par les femmes qui ne peuvent s’épanouir qu’en étant une épouse et une mère aimante. 


C’est pour quand les enfants?” 

Vous remarquerez que cette question est essentiellement posée aux femmes. Souvent imprégnée d’une curiosité malsaine, elle s’ensuit d’une gêne et d’une pression supplémentaire. D’une part, elle n’a pas nécessairement envie de vous dévoiler son intimité et d'autre part, il est possible qu’elle soit dans un processus de conception avec son compagnon et que ça ne fonctionne pas, auquel cas, votre question n'est pas la bienvenue. 


Enfin, la femme ne veut peut être pas d’enfant. QUOI? Une femme qui ne veut pas d’enfant! IMPOSSIBLE?!

Si, si, on vous assure ça existe! 


Si elle exprime son désir de ne pas vouloir d’enfant, il va falloir qu’elle se justifie en long, en large et en travers, tout en sachant que le débat est à sens unique. “Tu es trop jeune, ça viendra plus tard”, “Tu vas le regretter quand tu seras vieille”, “T’as pensé à ton compagnon/à tes parents, ils veulent peut être un fils/petit-fils?”. Comme si elle ne savait pas ce qui est bon pour elle. Il ne faut pas oublier que, même si la contraception et l’avortement sont répandus en France, les mentalités vis à vis de la place de la femme dans la société commencent seulement à changer. 




Et dans le monde ? 

Quelques chiffres clés ...


❌ En 2017, 42% des femmes ne pouvaient pas avorter librement. 

👮🏻‍♂️ Au Honduras, 8 ans de prison pour avorter. Au Salvador, c’est 30 ans de prison.

✈️ La grande majorité des avortements dans le monde se font clandestinement. 

⚰️ 47 000 décès suite à des avortements clandestins en 2017. 


Cindy Levy


Sources: 



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