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Soldes : prix bas pour le consommateur, prix élevé pour la planète



Comme vous avez pu le lire dans un de nos précédents articles Slow Fashion, la nouvelle mode, l’industrie du textile est l’une des industries les plus polluantes au monde. Et quand on pense à acheter des vêtements, on pense nécessairement aux soldes. En effet, quoi de mieux que d’acheter des vêtements encore moins chers que d’habitude avec des rabais fulgurants. -40%, -50%, -80%, difficile de résister …


Mais quand est-il de l’impact sur l’environnement ? A première vue, les soldes ont l’air d’être plutôt une bonne idée  : on épuise les stocks qui n’ont pas été achetés pendant l’année ce qui permet de ne pas jeter les invendus. Enfin, ça, c’est la théorie ...

Parce qu’en pratique, entre la pollution et le gaspillage ce n’est pas jolie-jolie. Revenons sur les coulisses d’un système bancale. 


Comme on a vu dans l’article Slow Fashion, la nouvelle mode, la fabrication d’un vêtement va de pair avec une consommation d’énergie, d’eau, de pesticides pour cultiver le coton à grande échelle, de transport et d’émission de gaz à effet de serre. Enfin rien de vraiment eco-friendly … Sans compter les conditions de travail qui sont souvent négligées par les grands groupes. Or, on achète en moyenne 60% de plus de vêtements qu’il y a 15 ans. Alors que ces même vêtements durent deux fois moins longtemps, d’une part à cause de leur qualité qui s'appauvrit et d’autre part à cause de la Fast Fashion dont le mouvement s’accélère. Et, on achète d’autant plus pendant les périodes de soldes où l’achat compulsif est roi. On achète plus certes, mais on jette également davantage.

Quand on sait que seulement 10 à 20% des vêtements jetés sont recyclés, on se dit qu’il y a un problème.  


Mais jeter des vêtements n’est pas ce qui pollue le plus. En effet, les ventes en ligne notamment à l’occasion du Black Friday ou du Cyber Monday génère des gaz à effet de serre. Pour donner un ordre d’idée, l’activité de stockage d'Amazon a généré 55,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre en 2018 ... soit l’équivalent du Portugal. Outre la pollution numérique, il y a la pollution générée par le transport. Les livraisons à domicile, en point relais ou simplement l'augmentation du trafic routier pendant les soldes est également source de pollution. 


Alors que font les marques? 

Des organisations sont créées afin de transformer l’industrie de la mode en promouvant une mode transparente et éthique. C’est le cas de l’organisation à but non lucratif Fashion Revolution qui publie un classement annuel des 250 marques les plus grosses de l’industrie du textile en comparant leur politique, leurs engagements, leur gouvernance, leur traçabilité, leur chaîne d'approvisionnement, leur conditions de travail, etc.


Ensuite, on trouve des entreprises comme La Gentle Factory qui font des "soldes à la carte" en expliquant aux consommateurs ce qu’ils ne financent pas quand il choisit des soldes plus élevés. Par exemple, en choisissant de solder un T-Shirt à -30%, le consommateur décide de ne pas financer les équipes de production. Une politique incitative qui permet d’être transparent et d’éduquer le consommateur sur la vraie nature des soldes. 


Quand on sait que 70% des vêtements restent dans notre garde robe et la plupart seront jetés sans même avoir été portés, on se dit qu’il y a des initiatives à prendre. Et, c’est ce qu’a fait la marque H&M (oui oui on parle bien de H&M) en incitant les personnes à ramener leurs vieux vêtements pour les recycler en échange d’un bon d’achat. 


Et du côté des consommateurs, on fait quoi? 

"Est ce que j’en ai vraiment besoin?" 

Voilà la première question à se poser en période de solde. En effet, les soldes sont basés sur le fonctionnement de l’achat compulsif et la plupart des vêtements achetés en soldes ne seront pas ou peu portés. Alors, on se pose la question en long, en large et en travers de savoir si, vraiment, il s’agit d’un achat indispensable.


Ensuite, on essaie d’acheter au maximum en seconde main. Savez vous qu’un jean d’occasion permet d’économiser jusqu’à 10 000 litres d’eau? C’est bon pour la planète mais aussi pour le porte-monnaie car acheter d’occasion permet de réduire drastiquement les dépenses shopping. 


Enfin, on regarde les étiquettes en privilégiant le Made in France. Alors, je sais ce que vous allez dire … on vient de publier un article sur les revers du Made In France … Et vous avez raison de vous méfier! Cependant, l’empreinte carbone diminue en fonction de la distance parcourue. Or, un vêtement parcours en moyenne 40 000 km entre son lieu de production et son point de vente. Acheter un vêtement fabriqué en France ou fabriqué dans les pays voisins permet de diminuer l’impact sur la planète. De plus, on privilégie les matières naturelles telles que la laine, le coton ou le lain. Certes, ces matières premières polluent mais pas autant que les matières issus de la pétrochimie qui libère du plastique à chaque lavage. 


Encore mieux, on privilégie des marques éthiques, fait à partir de matériaux recyclés comme les sacs et accessoires Bi ethic. Tant que vous êtes là, allez jeter un oeil à la boutique, on est sûr que ça va vous plaire!


-Cindy Levy



Sources :


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